L'écurie Onyx par statisticman

Mais qu’est-ce qui ne va pas sur cette voiture ? Pourquoi une équipe, titulaire d’un podium l’année précédente, se retrouve si larguée ? Afin d’y répondre, Monteverdi décide d’employer les grands moyens : il limoge le directeur technique Alan Jenkins (un ancien de McLaren !), ainsi que Stefan Johansson. Pour quelqu’un qui avait promis la stabilité dans le team … Il va même jusqu’à conduire l’Onyx-Ford Cosworth en essais privés, afin de juger lui-même du comportement de la monoplace … Le retour en Europe a Imola s’effectue donc avec pas mal de remaniements chez Onyx : même la voiture n’est pas épargnée, elle est remplacée par une évolution de l’ORE-1. Mais cette Onyx ORE-1B ne présente aucune différence visuellement parlant, mais côté performances, cela va un peu mieux … Notons au passage que Johansson a été remplacé par un protégé de Monteverdi, le suisse Gregor Foitek, dont le père (qui est aussi son manager) possède des parts de l’équipe Onyx ! Et pourtant, ces changements s’avèrent être payants : à Imola, Gregor Foitek et JJ Lehto se qualifient, en 23ème et 25ème positions. Certes, ce n’est pas la panacée, mais il y’a du progrès. En course, les deux Onyx naviguent aux alentours de la 15ème position mais seul JJ Lehto franchira la ligne d’arrivée (en 12ème et avant-dernière position) : Foitek s’est retiré sur casse moteur au 35ème tour, alors qu’il suivait son équipier finlandais au 14ème rang.

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JJ Lehto et la nouvelle décoration de l'Onyx Monteverdi à Imola

 

2 semaines plus tard, la principauté de Monaco s’annonce comme un nouveau défi pour les hommes de Peter Monteverdi. Le défi des qualifications est relevé : Gregor Foitek et JJ Lehto se qualifient de nouveau, en 20ème position pour le suisse, et 26ème et dernière place pour le finlandais. A cette occasion Gregor Foitek se distingue en devançant pour la 2ème fois de suite son équipier, pourtant réputé très rapide. Le but pour les deux pilotes est de rallier l’arrivée, et d’en profiter pour ramener à l’usure un ou deux points. C’est exactement ce à quoi s’attachent Foitek et Lehto : sans commettre d’erreurs, les pilotes des Onyx-Ford Cosworth remontent peu à peu, et au cap de la mi-course occupent les 11ème (Foitek) et 13ème position (Lehto). Au 52ème passage, Lehto renonce, suite à des problèmes de boîte de vitesses (il naviguait en 11ème et dernière position). Grâce aux nombreux abandons qui émaillent ce grand prix (19 abandons sur 26 partants) Gregor Foitek atteint la 6ème position au 66ème tour. Il reste alors 12 tours à couvrir, et Foitek doit défendre sa 6ème place face à la Lola Larrousse-Lamborghini d’Eric Bernard.

La mission est remplie pour le suisse … jusqu’au 72ème tour seulement. Au freinage de la chicane du port, Bernard s’est infiltré, mais Foitek ne s’est pas laissé faire. Les deux monoplaces se sont touchées, et celle de Foitek gicle dans l’échappatoire et y reste, moteur calé. Foitek est néanmoins classé à la 7ème place, ce qui sauve l’équipe Onyx du retour à la séance de pré-qualifications à la mi-saison

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